Laisser pleurer bébé : que dit vraiment la recherche ?

Je sais que nous ne sommes pas les seuls parents tiraillés entre les conseils de leur entourage (“laisse-le pleurer, c’est sa manière de s’exprimer” – Non je vous assure que quand il est content il le dit autrement qu’en pleurant 🙂 ) et ceux des nouveaux “experts en parentalité” qui prônent en premier lieu la bienveillance, la réponse aux pleurs, l’écoute attentive… et surtout la PATIENCE !!

Le problème, c’est que l’énergie et la patience des parents sont proportionnels au temps dont ils disposent pour dormir… Alors, comment on fait ?

 

Chez nous

En bientôt 9 mois nous avons eu droit à des périodes de nuits complètes (le temps de s’y habituer haha) mais surtout beaucoup, beaucoup de nuits pourries (pas d’autre mot !) (faim, otites, toux, dents, autres…).

En ce moment j’ai très envie de trouver une solution !!

Le laisser pleurer ?

Il nous a semblé très intuitif, à tous les deux et dès la naissance, de toujours répondre à ses pleurs et, pour moi, de l’allaiter à la demande. J’ai compris au fur et à mesure que mon entourage avait un avis différent du nôtre et j’ai eu pas mal de pression pour le laisser pleurer : “il ne faut pas devenir esclave de ses enfants”, “un bébé ça pleure”, “si tu le prends dans tes bras il va s’habituer” (et si je l’aime trop il va s’habituer aussi ? je vais peut-être essayer de l’aimer modérément ?), “tu le portes tout le temps, il faut l’habituer à être seul”…

J’ai eu très envie de démêler le vrai du faux !

Voici donc un article que j’espère être le plus objectif possible, contrairement à TOUS les articles que j’ai lus sur le sujet.

 

Mes expériences du “cry it out”

le laisser hurler seul dans son lit : j’ai essayé 2 ou 3 fois 5 minutes (hurlements croissants et échec cuisant).

Une fois, plus motivée, je l’ai laissé longtemps (15 minutes ?) et il a fini par s’endormir (d’épuisement probablement) pour se réveiller 1 minute après en hurlant de plus belle… il a fait ça 2 fois et je n’ai plus tenu évidemment. Après chacun de ces épisodes je l’ai eu dans les bras pendant 24h, impossible de le lâcher, tétées toutes les 1/2h… le retour de boomerang de l’enfant stressé !

le laisser hurler dans mes bras : c’était mon idée des 5 mois.

J’ai découvert qu’il ne pouvait pas s’endormir sans mouvement (porté en marchant, poussette, tétée, biberon). C’est sûrement normal à cet âge mais le problème était que ça s’empirait : il fallait marcher en faisant de grands pas, en le berçant de plus en plus fort, on faisait sauter la poussette sur les pavés, etc !

Du coup, je l’ai pris dans mes bras à un moment où il était bien fatigué, je lui ai dit que je ne pouvais plus le porter parce qu’il était trop lourd (j’ai fait aussi attention pendant 48h à le refiler à son papa quand il voulait être porté pour ne pas donner des infos contradictoires) et je me suis assise sans bouger : il a hurlé, poussé sur mes jambes, il était furieux ! Je le rassurais, lui caressait le dos… Au bout de 5-7 minutes (c’est long !) il s’est calmé PUIS endormi.

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Aaaaaah ! Enfin !

Après cet épisode il était très calme et reposé, rien à voir avec les fois où je l’ai laissé hurler seul. J’ai dû refaire ça 2 fois puis tout s’est amélioré : il s’est mis à bien dormir en voiture, a trouvé des techniques pour s’endormir dans son lit, tout allait mieux.

 

Qu’en dit la recherche ?

Après 2 ans de recherche en sciences cognitives j’ai gardé cette habitude de ne faire confiance qu’aux chercheurs 😀 (mais pas à TOUS les chercheurs attention : il faut se pencher sur les statistiques…)

 

Le danger de la “désynchronisation” mère / enfant

Le fait que la mère et son enfant vivent “les mêmes choses au même moment” (réveil de la mère au moment de la tétée par exemple) a été largement étudié : on dit que le corps de la maman et celui de son bébé sont synchronisés 🙂

Cette étude montre que l’enfant à qui l’on apprend à s’endormir en le laissant pleurer (méthode “5-10-15” : on laisse l’enfant pleurer, en venant le rassurer sans le toucher après 5 minutes, puis 10, puis 15) parvient souvent en quelques jours à s’endormir sans pleurer… mais toujours dans le même état de stress ! Il ne manifestera plus ce stress par des pleurs parce que ces derniers ne déclenchent apparemment pas de réponse, et que pleurer est très fatigant pour un bébé.

Alors que le taux de cortisol (hormone produite en situation de stress) dans la salive de la mère et l’enfant sont synchronisés dans les premiers jours (ils augmentent et diminuent en même temps), au bout de 3 jours ils se désynchronisent : l’enfant est stressé mais ne l’exprime plus, le stress de la mère diminue (car son enfant ne pleure plus), elle ne répond plus au stress de son enfant.

 

Effets mitigés à plus long terme

Cette étude comporte plusieurs défauts de mesures (et d’objectivité, et de stats…) mais montre quand même que les mères qui répondent aux pleurs de leurs enfants la nuit (enfants de 12 mois) sont aussi celles vers qui l’enfant va se tourner plus facilement en situation de stress. Même si les mamans qui ne veulent pas “être esclaves de leur enfant” peuvent y trouver un avantage :-/

Cette autre étude, bien plus solide statistiquement (bien que comportant elle aussi des défauts, de contrôle cette fois), montre qu’après 5 ans, on ne voit pas de différence entre les enfants qu’on a laissé pleurer et les autres, en termes de stress chronique, relation parent-enfant, problèmes de sommeil, comportement, émotions, anxiété, attachement… (pas de conséquences à long terme = ni positives, ni négatives).

Enfin, cette dernière montre que les enfants qu’on a laissé pleurer durant de longues périodes pendant leurs premiers mois ont un niveau de développement moteur et intellectuel légèrement plus faible que les autres à 5 ans.

 

Nous avons tous besoin de dormir

Là, les études se trouvent par dizaines pour nous montrer que l’enfant qui dort bien la nuit est plus éveillé, mémorise mieux, contrôle mieux ses émotions, grandit mieux, …. que l’enfant qui se réveille fréquemment. C’est une raison valable pour accompagner son enfant dans “l’apprentissage du sommeil”.

D’autre part le sommeil de la mère est essentiel pour lutter contre la dépression post-partum. De manière générale, le stress et la fatigue des parents dans les premiers mois / premières années de la vie de l’enfant a un impact important sur la gestion du stress à long terme de l’enfant.

 

L’enfant écouté et réconforté par ses parents développe son indépendance

Cette étude est très intéressante : elle montre qu’une réponse rapide de la mère aux pleurs de son enfant est associée à une diminution des pleurs en quelques mois. Les bébés dont les mères intervenaient peu ou moins rapidement, avaient plus tendance après quelques mois à “communiquer en pleurant” (les pleurs étaient une demande adressée à la mère, plus qu’un signal de détresse), alors que ceux dont la mère avaient “accouru” 😉 ont développé un mode de communication sans pleur.
Les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats ne dépendent pas de la capacité de la mère à calmer son enfant (les pleurs diminuent-ils vite ou non, une fois l’enfant rassuré par sa mère) mais bien de la rapidité de l’intervention.

 

Mes propres conclusions

Contrairement ce que nous font croire tous les articles qui traitent ce sujet (j’en ai trouvé très très peu qui citaient leurs sources, et aucun qui essayait d’être objectif), les résultats de la recherche sont très mitigés sur cette question.
Voici donc les grandes lignes que je retire de ma recherche (avec ma subjectivité bien sûr : restez toujours critiques 🙂 )

 

  • Priorité à la santé
    • la santé de la mère : la dépression post-partum, qui intervient dans les mois qui suivent la naissance (et non pas seulement dans les premières semaines comme on pense parfois) est dangereuse pour le développement affectif, intellectuel et physique de l’enfant (en plus de son importance dans la vie de la mère bien sûr). Il est essentiel de se préserver pour rester capable d’accompagner son bébé : s’il doit apprendre à dormir plus longtemps pour que sa mère se repose, et si aucune solution autre que le laisser pleurer n’est envisageable/envisagée sur le moment, tant pis, GO 🙂
      N’oubliez pas de le câliner ++++++ le reste du temps, de bien lui expliquer votre décision (avec conviction !) et de vous faire aider par votre entourage ou par un professionnel (PMI notamment).
    • la santé de l’enfant : il faut bien garder à l’esprit que laisser pleurer un enfant, c’est ne pas répondre à un besoin qu’il exprime. Ça peut se justifier ponctuellement et dans certaines situations, mais en aucun cas vous n’avez le droit d’entrer dans une forme de négligence (ce serait de la maltraitance).

 

  • Le stress est néfaste : il est néfaste lors d’un épisode intense de grande détresse, mais il est aussi néfaste de manière chronique, si l’endormissement est stressant pour l’enfant.
    Donc si l’enfant apprend en pleurant LA technique qu’il va utiliser ensuite pendant des années pour s’endormir, qui va donc lui éviter de se coucher dans le stress et lui faire gagner en indépendance et en sérénité : pourquoi pas après tout ?

 

  • Ne diminuez pas votre empathie : lorsqu’on envisage de laisser pleurer son enfant, il est plus facile de fermer toutes les écoutilles pour ne pas trop en souffrir soi-même (“un bébé ça pleure c’est normal”, “c’est sa façon de communiquer”, etc) : si on reste absolument réceptif, OUI on va souffrir pendant l’épisode de pleurs, c’est sain et ça va nous pousser à réparer ensuite la confiance qui a été abîmée en le rassurant avec tendresse le lendemain matin ou s’il se réveille dans la nuit.
    La sécurité affective est la clé de voûte du développement de l’enfant.

 

  • Envisagez d’autres méthodes : il est essentiel de toujours chercher la solution la moins angoissante pour l’enfant. Rester à côté de lui pour le rassurer est déjà un bon départ : on peut privilégier les méthodes “en pente douce”, par exemple la “méthode Pantley” où le parent reste aux côtés de l’enfant au début, puis se déplace au fur et à mesure jusqu’à la porte de la chambre (ça peut durer plusieurs semaines).

 

  • Tout dépend (comme toujours…) de la mère et de l’enfant : certains enfants “râlent” un peu en s’endormant, d’autres (je ne citerai personne…) huuuuuurlent à s’en décrocher les oreilles. Certaines mamans ne supportent pas une grimace, d’autres restent aimantes et de bonne humeur à côté de leur enfant qui s’égosille. Certains enfants, une fois qu’ils ont pleuré un bon coup et trouvé 1 ou 2 techniques de sioux, s’endorment dans le calme absolu et sûrs d’eux, d’autres pourront écouler toutes leurs larmes sans progresser d’un poil dans leur apprentissage.
    Allez, restons nous-mêmes, écoutons-les, écoutons-nous, aimons-les et aimons-nous 🙂

 

De mon côté, je ne regrette pas du tout l’épisode des hurlements dans mes bras : moment terrible bien sûr pour lui, mais sûrement pas si “angoissant” (il était sûrement furieux contre moi et a eu très peur de ne pas réussir à s’endormir malgré sa fatigue, mais je ne crois pas qu’il ait eu peur d’être abandonné ? – on ne saura jamais 😉 ) mais le laisser pleurer seul est apparemment très très stressant pour lui et pas très productif.

Pas vraiment de “méthode” possible puisque chaque soir est très différent (il y a même des soirs où il s’endort seul et content ! C’est à n’y rien comprendre)… donc pour l’instant je n’ai pas vraiment plus de solution, mais encore un peu de patience en moi (et ma santé n’est pas en danger 🙂 ), j’essaye de toujours aller de l’avant, de le faire progresser petit à petit (je le laisse chercher son sommeil en gigotant et en râlant un peu mais je ne le laisse plus hurler, ça ne sert vraiment à rien avec lui)…

J’espère que cette recherche (j’y ai passé un temps fou quand j’y pense !) vous aidera plus que moi haha 😀

 

PS. Et si ça vous plaît de chercher des réponses du côté de la science, cet article sur le parler-bébé / parler-maman vous intéressera peut-être 😉

 

 

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23 thoughts on “Laisser pleurer bébé : que dit vraiment la recherche ?

  1. Bravo, tres bon article. En tant que chercheur en neurophysiologie et papa d’une petite fille ayant de nombreux points communs avec votre enfant ;-), j’apprecie le contenu et les commentaires sur les stats!

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  2. Bonjour,
    Article peut être ancien mais très intéressant !
    Ayant un petit garçon de 3 mois qui ne sait pas s’endormir sans pleurer même bercé porté etc… je suis tentée d’essayer de le laisser pleurer contre moi mais sans courir dans toute la maison… il y a peu de personnes qui proposent cette “méthode” je cherche encore le courage d’écouter ses hurlements pendant des heures contre moi sans bouger sauter piétiner comme avant… mais mon dos me dit d’arrêter de faire des marathons… si vous avez des conseils concernant cette “méthode” je suis preneuse… je cherchais surtout à savoir si mon petit en souffrirai car le laisser pleurer seul pas question ! merci !

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    1. Bonjour et merci beaucoup pour votre expérience ! Cette méthode n’en est pas vraiment une, juste une idée que je souhaite garder précieusement car je crois fermement que l’enfant ne peut pas craindre l’abandon et entamer sa confiance dans ces conditions… Ça m’étonnerait vraiment que ça dure des heures si votre enfant est fatigué… On ne sait jamais bien sûr, mais mon fils pouvait pleurer plus d’1/2h seul sans s’arrêter ni diminuer d’intensité (oui on a essayé.. horrible :,-( ) alors que dans mes bras ça avait duré 10 min (il n’empêche que 10 min c’est long !! Mais ce n’est pas “des heures”…) Voyez si votre petit garçon réussit à s’endormir contre vous, et voyez surtout si c’est une “méthode” qui vous correspond à tous les deux… il y a autant de “méthodes” que de mamans 😉 Bon courage…

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      1. Bonjour,
        Félicitations pour cet article, quel plaisir de lire qqc d’étayé scientifiquement sur le sujet, qui plus est en langue française. J’ai été agréablement surprise de découvrir que vous aviez adopté la même “méthode” que celle que j’ai décidé d’instaurer aujourd’hui avec mon enfant de 6 semaines dépendant aussi au mouvement pour s’endormir ou se rendormir (mouvement associé aussi aux bruits de voix graves et succion de doigts ou sucette…). J’ai décidé de le prendre dans mes bras ou dans le porte-bébé et de ne pas en faire plus, tout au plus lui parler de temps en temps pour le rassurer, et vaquer à mes occupations. Par contre, je pense u’il est possible hélas que cela dure un temps supérieur largement à 10 min : cela a duré plus d’une heure dans mes bras tout à l’heure, pour un dodo de 40 min ; et là dans le porte bébé, 10 minutes, mais j’étais un peu en mouvement pour étendre le linge.
        Je serai ravie d’avoir les retours d’autres personnes qui ont tenté cette “méthode”
        Encore merci et bravo

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  3. Bonjour, je viens de découvrir ton blog et je le trouve génial !!! Merci pour tous ces articles très bien écrits et détaillés, je me reconnais parfaitement 😊
    Confrontés aux hurlements de ma petite de 16 mois qui a toujours bien fait ses nuits jusqu’à l’acquisition de la marche, nous nous sentons complètement désemparés face à sa détresse, et aussi totalement épuisés … J’ai dévoré le livre de Marie Thirion dont tu parles dans un autre de tes articles, il ne nous a pas pour l’instant apporté LA solution pour Lise, par contre pour les bébés dépendants du mouvement pour s’endormir elle propose de plaçer dans la chambre un métronome, qui permettra à l’enfant de retrouver l’aspect “rythmique” du bercement, tout en permettant à maman (papa) de progressivement s’extraire du coucher.
    Mon commentaire arrive un peu tard mais enfin …

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    1. Merci beaucoup pour ton gentil commentaire !! 🙂 …et pour l’astuce du métronome, je ne me souvenais pas de ce passage ! Bon courage avec Lise… ça fait longtemps qu’elle marche ? C’est un gros cap pour un enfant, c’est peut-être juste qu’elle a encore plus besoin que d’habitude d’être rassurée ?

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      1. Elle marche de façon autonome depuis un mois et demi environ, je suis tiraillée entre “elle a besoin d’être rassurée, ah oui mais et si elle prenait l’habitude de s’endormir dans nos bras et continuait à nous réclamer à chaque micro réveil nocturne ??” Et “il faut qu’elle apprenne à s’endormir seule, oui mais c’est tout de même tres violent pour une petite fille qui s’endort au sein depuis toujours et qui est en pleine phase d’acquisition de la marche et du langage”. Bref te lire me fait dire qu’il faut s’écouter et écouter son bébé, et qu’il n’y a pas de solution universelle … Ça me fait juste de la peine de la voir comme ça …
        Bref merci on se sent moins seuls 😉

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      2. En fait quand pleure-t-elle ? Elle s’endort au sein le soir et réclame la même chose la nuit ? Ou l’allaitement est fini mais
        elle pleure quand tu la laisses le soir ?

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      3. Elle s’endort au sein (je l’allaite matin et soir), puis se réveille la nuit en hurlant. Quand ça se passe en début de nuit on arrive à la recoucher rapidement avec un câlin, mais passé 3h du matin impossible de la remettre au lit, on passe 1h30 à 2h dans sa chambre à la câliner (elle s’endort dans nos bras, mais impossible de se pencher au dessus de son lit pour la reposer, elle nous fait “non non non” et se remet à hurler si on la pose quand même). Papa n’a pas de succès car elle réclame le sein, mais ça ne suffit pas à la rendormir.
        Dans son livre, Marie Thirion dit qu’endormir son bébé au sein est déconseillé pour ne pas créer de dépendance, hier soir je suis donc sortie après la tétée, pendant que son Papa a tenté de la coucher éveillée. Il allait la voir toutes les 10 minutes pour lui parler, la rassurer, sans la toucher, au bout de 30 minutes en tout (de hurlements) il l’a prise contre lui et elle s’est endormie. A 5h du matin on n’a pas eu le courage de la laisser pleurer, elle a tété puis son père l’a gardée dans ses bras pendant 1h30.
        Pour ne rien simplifier c’est une petite fille qu’on a du mal à faire manger le soir, pas étonnant qu’elle ait faim à 5h, mais ça n’explique pas que certaines nuits elle pleure toutes les deux heures de 21h à 5h …

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      4. Merci pour ta réponse 🙂 Ce sont des pleurs d’inquiétude tu penses, si les bras (sans forcément de tétée) la rassurent ? Avez-vous essayé d’aller voir un psy tous les 3 ensemble ? Elle traverse peut-être une période d’angoisse, ça peut être lié à de toutes petites choses, j’ai eu des échos excellents de ces séances même si ça ne marche pas à tous les coups. Je pense que ce que vous avez fait hier est un excellent début, elle a appris quelque chose qu’il ne faut pas gâcher en la rendormant au sein ce soir… si papa est dispo essayez ça pendant 3 jours… non ? Vous verrez si il y a une amélioration ? Rien n’empêche, à 5h, de la rendormir au sein je pense, le coucher du soir est vraiment une autre affaire que le réveil affamé au petit matin, je pense. Chez nous, quand il se réveille trop tôt le matin, impossible de le rendormir sans bib il a trop faim… Tu en penses quoi ?
        PS. En fait à mon avis un trop petit dîner peut quand même expliquer des réveils toutes les 2h entre 21h et 5h… la soupe dans le bib ne marche pas mieux ? Un plus gros goûter ?..

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      5. Merci pour ton écoute !
        Le gros goûter est une idée à laquelle je n’avais pas pensé … En sortant de chez la nounou elle a avalé 3 biscuits, on est ensuite allées à la piscine toutes les deux et pour le dîner le petit pot est passé nickel, plus du fromage et une grosse tétée. Avec ça je pense pouvoir écarter le facteur morte de faim 😉 Le bib elle n’en a jamais voulu …
        On a essayé, comme papa etait dispo, de recommencer le coucher éveillée, mais au bout de 15 minutes il l’a prise contre lui et elle s’est endormie. Pour l’instant la laisser pleurer ne porte pas ses fruits, l’endormissement aux bras est déjà un progrès par rapport à l’endormissement au sein et au moins elle se couche paisible.
        Pour les seances de psy on ne l’a pas évoqué, les crises ont commencé en vacances et cette semaine elle n’est pas avec sa nounou habituelle qui rentre de vacances lundi. On espère qu’une fois le rythme habituel repris les crises se calmeront. Notre pédiatre nous a aussi conseillé un médecin spécialisé dans les troubles du sommeil, mais au moment de prendre RDV pas de disponibilités avant fin septembre. J’espère qu’elle aura repris un rythme correct d’ici là, sinon la rentrée va être difficile pour elle. On se donne un peu de temps et si on n’a pas de résultats on cherchera qui consulter.
        Je te remercie encore pour tes conseils, ta disponibilité et ton écoute précieuse, dans ces périodes pas tres faciles çà fait beaucoup de bien 😉

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      6. Je déduis de ton message que ça ne fait pas longtemps du tout en fait, 1 mois environ c’est ça ? Les chercheurs ne parlent d’un trouble du sommeil (et donc n’évoquent des “interventions de l’adulte” : laisser pleurer, ré-organiser etc) qu’à partir d’1 ou 2 mois. Il est normal que les enfants connaissent des périodes beaucoup plus difficiles de temps en temps et a priori ta puce a des raisons, la marche, le changement de rythme des vacances, une autre nounou… ça fait beaucoup ! 🙂 Je ne sais plus si je le dis dans l’article mais je pense vraiment que si on décide de laisser pleurer, il faut bien s’assurer qu’on est dans une période stable, pour que “mes parents me laissent pleurer” ne s’ajoute pas à tous les autres facteurs d’angoisse qui affluent en ce moment 😉 (et puis l’autre chose selon moi, c’est qu’il faut que ça montre un progrès en 3 jours, sinon pas la peine de persister…) En tous cas pas d’inquiétude ta petite minette a dû bien profiter de vos câlins aujourd’hui pour recharger ses batteries ❤ et tant mieux si elle s'endort dans les bras de papa, elle demandera peut-être moins la tétée en pleine nuit pour se rendormir !
        Je te souhaite beaucoup de courage pour cette période, ne sacrifiez pas vos propres heures de sommeil si possible pour ne pas laisser la fatigue vous gagner, mais RDV dans 2-3 semaines au moins quand les choses se seront apaisées, pour voir où en est son sommeil et agir éventuellement ! 🙂 Je pense simplement qu'elle a beaucoup besoin de vos bras (et de tes seins 😀 ) en ce moment… le problème se posera à la fin de cette période, quand elle en aura moins besoin mais qu'elle aura pris toutes ces délicieuses habitudes !! 🙂 et qu'il faudra à nouveau lui imposer vos propres besoins ! Chacun doit trouver sa place (en faisant faire des concessions aux autres malheureusement)… les enfants, et les parents !! 😉
        Bonne chance, à très vite ici, prends bien soin de toi ❤

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  4. Cet article date mais j’imagine qu’il doit être encore beaucoup lu car bien référencé dans google. Merci d’avoir fait un article neutre et non culpabilisant. L’étude sur la méthode du 5-10-15 et le taux de cortisol est “THE” étude sur laquelle tout le monde se base pour dire “ne laissez pas pleurer vos enfants” mais elle est pourtant fortement insuffisante pour arriver à de telles conclusions ! je ne suis ni pour ni contre laisser pleurer mais il faut être réaliste, on s’en doute qu’un bébé qui ne s’est jamais endormi seul va être stressé et cela pendant plusieurs jours. La question est : est ce que le stress diminue au fils des jours ? Pourquoi l’étude a t-elle mesuré le taux de cortisol seulement au 1er et 3eme jour ? Moi aussi je serais toujours stressée au 3eme jour…. il aurait fallu continuer de mesurer ce cortisol au moins 15jours pour savoir si vraiment le fait d’appendre à s’endormir seul était une vraie source de stress au long court. Parce que si le taux de cortisol diminue dans la semaine alors ça change complétement les conclusions ! et on pourrait considérer acceptable de faire le 5-10-15 au même titre qu’on trouve acceptable de voir son enfant pleurer au 1er jour de crèche ou d’école (source d’augmentation du cortisol aussi !) puis en 3 jours s’habituer à la situation et ne plus pleurer au moment de la séparation.

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    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire !! Je suis parfaitement d’accord avec vous, le point que vous mentionnez est très intéressant et même nécessaire pour comprendre vraiment ce que dit cette étude. Aujourd’hui c’est mon 2ème qui a 5 mois 😄 Oui l’article commence à être vieux haha!! Et je devrais reprendre mon clavier (aidée de google scholar qui a dû s’étoffer aussi en 2 ans) pour réécrire sur cette question. Je suis convaincue que les enfants habitués à s’endormir bercés ou au sein (habitude que je trouve excellente et parfaitement saine, mais épuisante et donc impossible à tenir dans la durée, en fonction des conditions de garde de l’enfant) peuvent apprendre à s’endormir seuls en pleurant (le temps qu’il faut) et gagner à ce moment-là autonomie et apaisement. Je l’ai expérimenté avec mon 2ème tout récemment car, pour éviter une dépression post partum, je n’ai pas eu de complexe à le laisser plusieurs fois pleurer jusqu’à s’endormir, c’est à dire “s’épuiser en pleurs” bien sûr (la grande peine que j’ai eue en le faisant ne m’empêche pas de voir les choses en face) – étape qui a finalement été décisive pour lui dans son caractère serein et confiant, et que je ne regrette donc pas du tout…
      En fait, il faut vraiment que je revienne sur cette question des pleurs !! Ravie d’avoir ces réflexions avec vous en tous cas 🙂

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      1. Mon 1er vient d’avoir 5 mois et je viens d’utiliser la méthode 5-10-15 le WE dernier. Je me pose beaucoup de questions sur le réel impact que ça va avoir sur mon fils qui depuis sa naissance n’a jamais été serein : aggravation ou prise de confiance ? Mais je n’ai pas eu le choix, j’ai essayé d’autres méthodes où on ne laisse pas pleurer, les résultats n’ont été que partiels. Moi ce n’est pas la dépression post partum que je devais éviter mais de tuer un patient car je suis médecin aux urgences. Il fallait vraiment que je dorme car mon cerveau ne fonctionnait plus et j’avais vraiment peur de faire des erreurs…donc sans regret ! Petite réflexion que je me suis faite à moi même : si le médecin qui vous prend en charge vous dit qu’il est jeune parent, vérifiez que son enfant fait ses nuits avant de vous faire traiter !!!!!!! 😉

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  5. Je ne sais pas si c’est drôle ou… pas du tout !! 😳😉 Est ce que ça a marché ? Comment est votre bébé depuis ? Plus serein ? Il arrive mieux à s’endormir seul ?

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    1. Et bien le 3eme jour, il a fait sa nuit ainsi que les 2 nuits d’après. J’ai remarqué qu’il avait l’air plus serein en allant au lit. Il prenait son doudou et fermait les yeux directement. Les réveils des siestes étaient aussi beaucoup plus apaisés avec des sourires alors qu’avant il pleurait longtemps dans nos bras avant de se calmer. Sauf que depuis 48h il a son premier rhume avec de la fièvre donc on est reparti en arrière ! il pleure énormément, veut toujours être dans nos bras et est grognon. Du coup, je ne sais pas si c’est un contre coup de la méthode qui aurait augmenté son insécurité ou si c’est juste le rhume…. on verra!

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      1. Selon mon expérience, ça ne m’étonne pas qu’il ait été plus serein les 2 jours suivants, et je pense que le “step back” est lié au rhume ! Avec mes enfants j’ai vu aussi que ce n’est pas parce que l’enfant est malade et grognon ++ qu’il ne sait plus s’endormir seul, donc quand je vois que la fatigue le gagne, même s’il râle je le couche, et souvent il se calme en arrivant dans son lit ! Bon courage en tous cas ..!!! Merci encore pour votre partage !!!

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