Bébé dort mal : et si papa sauvait la famille ?

J’ai eu envie d’écrire cet article (après 1 an de pause du blog !!) à la suite d’un commentaire sur mon article Le sommeil avant tout. Ces articles sur le sommeil ne vous laissent pas indifférents… ou devrais-je dire : indifférentEs ! Car bien sûr, les mamans sont bien plus présentes ici que les papas. Ce sont elles, les expertes, les “maternantes”, les allaitantes, c’est dans leurs bras que bébé se calme si vite, c’est à elles qu’on refile l’affamé ou le hurleur ! J’exagère, bien sûr que papa fait sa part du boulot, change les couches, berce pendant des heures, chante des chansons et fait l’avion avec la cuillère…

Alors si vous répondez oui aux trois questions qui suivent (en tous cas aux deux premières), c’est à vous que je m’adresse 🙂

1/ Les nuits de votre bébé sont-elles entrecoupées et/ou son coucher est-il compliqué à gérer ?

2/ À la maison, est-ce que maman s’occupe plus du sommeil que papa (coucher, pleurs nocturnes) ?

3/ Votre bébé dort-il mieux en votre absence, par exemple chez ses grands-parents ou gardé par un(e) baby sitter ?

Ici, maman poule oblige 🙂 , je me suis toujours occupée du coucher, la hantise de mon mari ! “Ouh là, ça je ne sais pas faire !” Et pourtant c’est un papa-très-papa, c’est lui qui m’a appris à faire les bains et enfiler les brassières en revenant de la maternité,  il a certainement changé autant de couches que moi et donné autant de biberons… mais la nuit ! La nuit !!! Ça, c’est un problème de maman. Surtout avec un enfant qui dort mal.

Pour l’anecdote glamour, notre petit garçon a commencé il y a quelques mois à vomir dès qu’on le laissait un peu pleurer (certains connaissent le spasme du sanglot où l’enfant arrête de respirer quand il hurle, ce qui est encore pire peut-être ?) – bref, impuissance totale des parents, pour nous c’était vital de pouvoir de temps en temps ne pas répondre à ses pleurs, d’autant qu’il a bientôt 2 ans, il est donc en pleine découverte de la différence entre désir et besoin 😀 (ne parlons pas de caprices, noooooon… ce sera le sujet d’un prochain article hehe !!). Il en a profité pour réclamer notre présence pour s’endormir “sinon je vomis !” : efficace le chantage !! Heureusement, les vacances sont arrivées et un petit séjour chez ses grands parents (avec papa mais sans moi), chez qui il a complètement arrêté de vomir, ouf ! Ça nous a fait aussi réaliser… que c’était surtout avec moi qu’il faisait ça, évidemment !

Changement de plan, désormais c’est papa qui le couchera ! Papa a donc découvert les nuits 😉 et ça se passe beaucoup mieux comme ça ! Moins de pleurs, moins de réveils nocturnes ou réveils moins longs, moins de bibs nocturnes, nuits plus longues…

Je ne dis pas que c’est une solution miracle contre les mauvaises nuits, mais il y a de bonnes raisons pour que ça ne marche pas que chez nous :

  • Un bébé un peu “materné” (allaité, porté par sa maman plus que par son papa…) développe une relation très physique avec sa maman : en sa présence, il recherche tout de suite un contact direct, avez-vous remarqué ? Que ce soit pour des câlins, des jeux, pour s’énerver (je me fais taper dessus en ce moment… sympa). Pas étonnant que la seule présence de sa maman le calme moins que celle de son papa : il va demander plus à sa maman (rester dans les bras, dormir à côté d’elle) alors qu’il acceptera que son papa vienne, lui chante une chanson et reparte.
    Parce que comme moi, vous avez entendu votre pédiatre vous dire “la nuit si il pleure vous allez le voir, vous lui parlez doucement jusqu’à ce qu’il se calme, sans le toucher surtout, puis vous repartez” MOUHAHAHA la bonne blague. Les enfants des pédiatres sont des extraterrestres ou quoi ???!! 😀  En fait ça marche… mais avec les grands-parents, les nounous… et dans une moindre mesure (mais on fait avec ce qu’on a sous la main, hein) : LES PAPAS ! Profitons-en !
  • La nuit n’est pas un moment comme les autres, il faut que votre enfant le comprenne : les parents ne sont pas disponibles de la même manière qu’en journée. On peut compter sur eux pour venir si il y a un problème, on sait qu’ils ne sont pas loin, mais si tout va bien tout le monde doit dormir, chacun de son côté, et jusqu’au matin. Les chansons, les grandes conversations, les jeux et même les câlins… sont pour la journée. L’absence de maman la nuit n’est pas un manque de tendresse ou un défaut de maternage (d’autant qu’elle n’est pas absente, elle est là, à côté, elle dort, papa peut le dire), simplement une marque bien signifiante pour l’enfant que les câlins sont à réserver à la journée.
  • Oui, votre enfant se sent rassuré et en sécurité avec son papa ! “Évidemment” disent les unes, “pas autant qu’avec moi” disent les autres 🙂 Soyez en sûres, son papa est (dès les premières semaines de vie) une figure constante, rassurante et apaisante pour votre enfant, même si bébé se calme plus vite dans vos bras que dans les siens. Faites leur confiance, à tous les deux ! Leur relation vaut la vôtre, même si elle est différente. La nuit est d’ailleurs une excellente occasion de les laisser la construire tranquillement, cette relation bien à eux 🙂 (et accessoirement, une excellente occasion de dormir !!)
  • Enfin, la dernière raison est toujours la meilleure : vous savez comme moi que tout est bon à tester haha 😀 Ce qui a marché chez les uns peut n’avoir aucun intérêt chez les autres… ou marcher aussi, sait-on jamais !!

 

Comme sur les autres articles sur le sommeil, continuez de partager vos propres expériences, c’est dur d’être le parent d’un enfant qui dort mal… rien de tel que de partager nos ressources et questions 🙂

Je suis contente d’être de retour ici… d’autant qu’à la fin de l’année, il y aura 2 “enfants tranquilles” à la maison ! 😀  ❤

 

Advertisements

3 thoughts on “Bébé dort mal : et si papa sauvait la famille ?

  1. Quel plaisir de te relire, et d’apprendre cette très jolie nouvelle, félicitations ! Je suis venue plusieurs fois relire tes articles pendant ton absence, j’aime beaucoup ton site.
    Ici le sommeil n’est… pas catastrophique, mais vraiment pas idéal non plus. Ma petite fille a 15 mois, et tête toujours 2 ou 3 fois par nuit, elle dort près de nous (nous venons de déménager, mais avant nous n’avions qu’une chambre) donc ça ne me réveille pas vraiment, mais avec son papa nous avons envie de retrouver notre chambre et nos nuits ! Nous avons expérimenté deux fois le sevrage nocturne depuis ses 10 mois, c’est le papa qui a assuré et ça a bien marché les deux fois mais entre petites maladies et déménagement, les nuits ont à nouveau été perturbées… Mais ton article tombe à pic, le redémarrage du sevrage nocturne est prévu pour… ce soir !

    Like

    1. Ah, alors bonne chance !! C’est ça qui est terrible avec le sommeil, on donne tout pour que ça marche, parfois on y arrive bien et… une otite ! Un déménagement ! Un déplacement ! Pour nous cette semaine : un décalage horaire ! Et bam, tout est à recommencer bouuuh ^^
      Contente de voir que vous avez aussi opté pour l’option papa-respo-sommeil pour les sevrages 🙂 Quand on allaite c’est le plus judicieux je pense !
      Ravie de te lire en tous cas, à très vite et… BONNES NUITS !!! 😀

      Like

  2. Bonjour,
    J’ai découvert ton blog hier soir et passionnée, je viens de terminer tous les articles. (c’est la maman des jumeaux sceptique pour le lit au sol !!!) Parce qu’en plus d’être une maman qui doute, je suis aussi une instit. en pleine remise en question… Alors j’ai dévoré les articles sur Montessori et encore une fois, je me dis que je veux retourner bosser en maternelle (actuellement en CP)
    Bref, là n’était pas le propos de mon commentaire.
    Le sommeil des petits, voilà la grande question. (Je m’excuse par avance de la longueur du message !!)
    Je crois que c’est le sujet dont nous avons le plus débattu avec le papa.
    Quand les petits avaient 4 mois, faisaient des siestes toutes pourries de 20 minutes par-ci, 20 minutes par-là, des nuits entrecoupées de biberons, des couchers AARRGGHH !!!, nous avons éprouvé le besoin de faire appel à l’infirmière PMI de notre secteur qui nous avait jusqu’alors très bien conseillés.
    Mais ce jour-là, elle était avec une stagiaire !!! Et là, l’approche était différente, beaucoup moins bienveillante et plus dans le jugement. Bien sûr, ce jour-là, Izia n’a même pas fait sa sieste toute pourrie et a hurlé durant tout l’entretien !
    Bref, nous nous en sommes pris une pleine tête : arrêtez le biberon la nuit, enlevez les tétines, laissez les pleurer ils vous aimeront quand même (sans déconner !), laissez les une semaine aux grands-parents qu’ils vous les calent (ben, on fait comment quand les grands-parents ne veulent pas les prendre une semaine ??? et que de toute façon, à 4 mois, il est hors de question de les laisser une semaine)
    Nous sommes sortis de l’entretien lessivés, décontenancés et totalement perdus !
    Mais, il a au moins eu le mérite de nous faire prendre conscience que le sujet était important et que nous devions rapidement nous attaquer au problème avant de nous taper dessus (vous voyez bien ce que ça fait dire parfois le manque de sommeil !)
    Après de multiples recherches, nous avons essayé le livre de Brigitte Langevin “le sommeil du nourrisson”. J’avoue que la pub qui en est faite est un peu…exagérée.. mais en cas de désespoir…
    Et franchement, il nous a été d’un grand secours pour nous qui avions beaucoup de mal à laisser pleurer nos enfants (Izia nous a fait aussi le “coup” des vomissements ! )
    Pour résumer la méthode (qui n’est pas toute bonne à prendre, c’est pas du Montessori non plus !), il s’agit de rassurer bébé et de sortir de la chambre, s’il pleure on le laisse 15 secondes, puis on entre, on console, on rassure et on sort. On laisse pleurer 30 secondes et on recommence… A chaque sortie, on ajoute 15 secondes supplémentaires. C’est tout bête, mais pendant que j’étais occupée à compter, je me focalisais moins sur les pleurs !!!
    Ca peut paraitre un peu dérisoire mais ça nous a vraiment permis de cheminer, à notre rythme et de trouver un juste milieu entre sécuriser et laisser pleurer. (très instructif ton article sur les pleurs de bébé)
    Tout cela a pris du temps mais l’histoire des biberons la nuit a été réglé en 3 nuits seulement.
    Aujourd’hui, nos petits loulous dorment 3 heures à la sieste et ils font des nuits de 12 heures. Ils se couchent volontiers et d’endorment seuls après le rituel de l’histoire. C’est un plaisir pour tout le monde et du coup, les grands-parents veulent bien nous les garder de temps à autre.
    Il y a aussi un chapitre très intéressant sur le rituel du lever qui nous a beaucoup servi quand Izia pensait que 5 heures du mat, c’était une super heure pour commencer la journée !
    Aujourd’hui, elle se lève à 9h00 les dimanches matins !
    Tout ça pour dire qu’il ne faut pas désespérer, il faut essayer jusqu’à trouver la méthode qui nous corresponde.
    Et aussi pour abonder dans ton sens, les enfants ont besoin de sommeil, ils sont tellement plus agréables quand ils sont reposés. Idem pour nous parents ! Il ne faut surtout pas baisser les bras mais essayer de prendre le problème très au sérieux. Alors infirmière PMI, si tu passes par là, merci quand même 😉
    Bien sûr, tout n’est pas toujours rose, et je n’aborderai pas le problème des repas !!! Si toutefois tu envisageais un article sur le sujet, je me précipiterais pour trouver des pistes…

    PS : un grand merci pour ta réponse d’hier et aussi pour tes partages. J’adore le “design” de ton blog, c’est du bonheur. Allez, je file dévorer ta page Facebook !

    Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s